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Malversations des biens publics : Le gouvernement burundais hausse le ton !

Au Burundi depuis un certain temps on assiste à une lutte acharnée contre les détournements de fonds publics qui ont saigné l’économie nationale depuis des décennies. Pour certains qui sont habitués à vivre de la misère des burundais, c’est l’étau qui se resserre. Mais, pour la population burundaise en général c’est la gloire, un instant de soupir et tous ne font que s’en réjouir, à la vue des opinions des uns et des autres sur les réseaux sociaux.

Son Excellence le Président de la République avait annoncé lors de son investiture que son gouvernement allait faire d’une priorité le redressement de l’économie nationale et cela à travers diverses stratégies dont la principale était d’abord de faire comprendre que les biens publics sont sacrés et que quiconque essaiera d’en faire usage personnel en subira les conséquences. Cela n’a pas tardé. Quelques mois seulement après l’annonce de son Excellence, des décrets portant destitutions de certains cadres de l’état sont publiés sur le site officiel de Ntare House. Ça a retenti comme un bruit de tonnerre dans l’opinion, elle qui était habituée à ne voir que les décrets de nominations. C’est un message fort à tous ceux qui travaillent dans le secteur public que dorénavant les choses doivent changer.

Faisons un petit regard dans le passé et rappelons-nous des discours de son Excellence Feu Président Pierre Nkurunziza à travers ses séances de moralisations. Il avait prédit que les temps allaient changer après les élections de 2020. A travers son langage énigmatique, peu sont ceux qui réussissaient à desceller le message véhiculé mais maintenant ça commence à se concrétiser avec les actions du gouvernement.

Dans ce combat on ne pourrait ne pas citer le Ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire qui s’illustre par un travail impressionnant et impeccable dans la lutte contre les malversations des biens publics. Dans ses discours on y entend une fermeté et une droiture sans égale ce qui laisse présager qu’aucune concession ne sera faite à l’égard des contrevenants.  Ses discours se traduisent en une petite phrase pour ceux qui ne veulent pas s’aligner sur la ligne tracée par le gouvernement : « le bien être des burundais à n’importe quel prix ». Et il ne s’arrête pas sur les discours, il y va à fond pour défendre les intérêts des burundais, ce qui s’illustre à travers des actions comme le mois témoin que le gouvernement a organisé à travers ledit ministère. Cette activité nous a dévoilé combien le pays est saigné de l’intérieur par certains burundais eux-mêmes, à la vue de l’écart des chiffres des taxes fournis par ledit ministère. Comme promis les sanctions sont directement tombées : destitution de tous les comptables communaux et de tous les percepteurs des douanes pour malversations des biens publics.

Cette lutte contre la malversation se manifeste aussi dans beaucoup d’autres domaines. On citerait l’exemple de la REGIDESO qui ne cesse de dévoiler au grand jour des malversations faites par les clients et qui ont fait perdre à l’Etat des sommes colossales qui auraient contribué au développement du pays et créé le bien-être du peuple burundais. Un autre cas est celui du domaine des produits alimentaires où l’état a introduit des prix fixes pour certains produits comme le maïs et a pris des mesures strictes pour protéger les agriculteurs contre les commerçants qui s’en procurent à des prix misérables pour venir en faire des spéculations en situation de pénurie.

Un autre cas qui nous fait comprendre les changements qui sont en train d’être opérés par le gouvernement pour contenir et stopper les malversations économiques est le cas des responsables sanitaires dans les provinces. Après un audit financier, il s’est avéré des cas de malversations économiques sérieuses. Peu après la primature a adressé une lettre au Ministre ayant la santé nationale dans ses attributions pour faire régulièrement des audits et remplacer 117 cadres sanitaires destitués.

Les actes de corruption ainsi que les autres actes illicites comme la malversation des fonds publics, le traffic d’influence et des cas de fraudes entravent sérieusement le développement socio-économique du pays et peuvent engendrer des mécontentements populaires. Pour contenir et décourager ces pratiques ignobles, des poursuites judiciaires et sanctions pénales plus lourdes doivent accompagner des mesures administratives entreprises par le gouvernement contre les contrevenants.

A la vue des actions entreprises par le gouvernement et de sa fermeté pour redorer l’économie nationale, nul ne peut douter que le Burundi peut se relever économiquement et devenir un pays flamboyant à la seule condition que tout citoyen prenne conscience et fasse de la lutte contre les malversations et mauvaise gestion des biens publics, un engagement personnel.

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