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La bravoure de ces hommes et femmes inspire la jeunesse Imbonerakure

Chaque  16eme jour du mois de novembre, le peuple Burundais célèbre la semaine dédiée aux combattants. Cette semaine est une occasion d’analyser le pas franchi en matière de paix et  de sécurité nationale et de  repenser au moyen efficace afin de prévenir  toute nouvelle guerre civile sur le territoire national.

L’histoire du Burundi a été  caractérisée par des périodes de violences cycliques depuis l’indépendance. Les régimes qui ont pris le pouvoir par force après le départ du colon belge ont instauré un mode de gouvernance discriminatoire qui  limitait à une grande partie de la population l’accès aux services publics les plus élémentaires comme l’éducation,  la santé, la participation à la gestion des affaires sociales et publiques, etc.

Les massacres successifs des citoyens innocents  par un gouvernement censé protéger la population poussaient le peuple burundais à la résistance   contre les  régimes sanguinaires de l’époque. On peut citer entre autre certaines dates sombres de l’histoire du Burundi ou des centaines de milliers d’innocents furent systématiquement massacrés : 1965, 1972, 1988,1993. Ces dates restent inoubliables car elles constituent le socle du conflit burundais depuis l’indépendance. Avec cette restriction des droits les plus élémentaires et ces massacres orchestrés par les régimes dictatoriaux d’alors contre une partie de la population, la guerre civile était devenue inévitable 

L’assassinat  du premier président démocratiquement élu Feu Melchior Ndandaye en 1993   mettait le feu aux poudres  pour une guerre civile qui était déjà en gestation face aux régimes dictatoriaux.  Les hommes et femmes fatigués par le mépris du noyau dictatorial qui n’éprouvait aucun remord à décapiter une jeune démocratie, prirent alors les armes et opposèrent jusqu’en 2003 une résistance farouche contre l’armée régulière mono-ethnique de  l’époque.

Le mouvement CNDD FDD naquit alors dans ces conditions peu de temps après l’assassinat du feu  Melchior Ndadaye premier président démocratiquement élu qui fut assassiné seulement trois mois après son investiture. Le mouvement CNDD FDD  réorganisa la résistance et s’engagea dans une lutte pour défendre la démocratie  jusqu’à l’accord général de cesser-le-feu en 2003. Le dialogue, la pression interne et externe sur le noyau dictatorial ayant échoué, la voie était ouverte a une longue guerre qui dura plus de 10 ans.

Les hommes et femmes combattants  du mouvement CNDD FDD ont mené une lutte sans merci pour restaurer la démocratie et la dignité de tout citoyen burundais. En plongeant dans l’univers d’un combattant, il a dû subir de dures épreuves dès le premier jour de sa lutte armée. .Mal équipés, sans abri ni nourriture, ils ont dû traverser des rivières ou des zones marécageuses, ils  passaient  24 heures de marche d’une province à l’autre en traversant des forêts impénétrables aux serpents venimeux. L’ultime arme qu’ils possédaient était leur détermination et le soutien indéfectible d’un peuple opprimé. Ils avaient la foi en quoi ils luttaient raison pour laquelle ils combattaient jusqu’au dernier souffle de leur vie.   Ils ont montré le courage exceptionnel d’un citoyen déterminé à défendre une cause noble  dès le début de la guerre civile.

 De la guérilla aux quartiers de Kamenge  et Kinama  à la guerre civile, ils ont montré que la cause pour laquelle ils luttaient, était plus chère que leurs vies individuelles. Plusieurs milliers de combattants  y laissèrent  leurs vies, d’autres furent handicapés à vie. On estime que la guerre civile de 1993 à 2003 a emporté plus de 300.000 vies humaines.

La journée nationale du combattant est une occasion de revoir notre passé, de réviser les causes intrinsèques qui ont conduit le Burundi à la guerre civile et enfin penser aux mécanismes nécessaires pour prévenir ou anticiper  toute autre tentative de replonger le pays dans la guerre civile. La bravoure de ces hommes et femmes du mouvement CNDD FDD qui sont tombés sur le champ de bataille en luttant pour que tout citoyen burundais ait sa dignité, et participe à la gestion de son pays , inspire la jeunesse imbonerakure et renforce le sens du patriotisme .

« Un peuple qui opprime d’autre peuple ne saura jamais vivre en paix » disait Karl Marx à propos des peuples coloniaux de l’époque. Pour emprunter les paroles de Marx, les régimes dictatoriaux qui ont maintenu une partie du peuple dans la servitude n’ont jamais eu de paix. La démocratie ayant été  restaurée et le pouvoir de choisir les dirigeants remis au peuple, le gouvernement du Burundi a pour mot d’ordre : développement durable pour tous.  

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